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Jeûne intermittent : j’ai testé le fasting.

Par Aurélie

Je n’ai pas la pêche, j’ai des kilos en trop… « Pourquoi tu n’essaierais pas le jeûne ? » me dit un beau jour une amie hyper au courant des méthodes bien-être. Sauf que l’idée de ne pas manger ne m’enchante pas vraiment. « Non, mais juste en intermittence, comme le fasting par exemple ! » ajoute-t-elle. Le quoi ?

Oui, parce que là il faut m’expliquer. Je n’ai jamais entendu parler de « fasting ». Il s’agit donc d’un jeûne qui se pratique de manière intermittente : on se nourrit sur une période de 8 heures, puis on jeûne 16h. De cette façon, on pourrait certes perdre du poids, mais surtout retrouver une forme olympique en aidant notre métabolisme à mieux fonctionner ! Des études montrent aussi que ce jeûne intermittent réduit les risques liés à certaines pathologies comme les maladies cardio-vasculaires, les cancers… et booste nos défenses immunitaires.

Je me suis d’abord dit « 16h c’est long quand même ! ». Puis en creusant un peu, si on tient compte du temps passé à dormir la nuit, il suffit d’arrêter de manger vers 20h, pour reprendre le lendemain vers midi. Mais attention, il faut veiller à conserver l’apport calorique dont notre corps a besoin. Et pour que l’efficacité soit optimale, on limite les sucres et on mange mieux : pas de préparations industrielles, des féculents une seule fois par jour et plutôt le soir, des légumes et/ou fruits à tous les repas… et surtout on boit beaucoup d’eau (idéalement au moins 2 litres par jour) car la sensation de faim est souvent due à la déshydratation.

C’est décidé, j’essaye. Les 3  premiers jours, je repousse doucement l’heure du petit-déjeuner : 8h30, 9h puis 10h. Comme je me sens bien, le 4e jour j’avance simplement mon repas du midi à 11h15, et au bout d’une semaine, je ne mange plus rien avant midi. Je m’hydrate avec du thé, des tisanes ou simplement de l’eau et je dois dire que très vite, je m’y habitue. C’est même rapidement comme si c’était complètement normal pour mon corps de ne rien manger durant 16h ! Je pensais que je me jetterais sur la nourriture à 12h tapante, mais je me surprends à ne prendre mon repas que vers 12h30, 13h… Je ne mange pas plus, au contraire j’ai beaucoup moins envie de grignoter. Et je veille à équilibrer mes repas sans me priver totalement. Associé à un peu de sport dans la semaine, au bout de 15 jours je ressens de vrais résultats : du poids en moins sur la balance et beaucoup plus d’énergie ! Après un mois, la pratique est devenue carrément un mode de vie, je n’y pense même plus.

Il ne faut pas perdre de vue que le fasting ne doit pas être fait dans une optique de perte de poids : l’objectif est surtout de se sentir mieux dans son corps de manière globale. Avant de commencer, il est conseillé d’en parler à un médecin, surtout si on suit un traitement ou si l’on est atteint d’une maladie chronique. C’est le cas aussi si on souhaite adopter la pratique sur le long terme.  Enfin, l’idéal est de débuter crescendo, en repoussant petit à petit l’heure du premier repas de la journée. Et pour les femmes enceintes ou hypoglycémiques, il vaut mieux s’abstenir !

Pour aller plus loin :

Le jeûne intermittent, du Dr Petra Bracht,
Editions Medicis, 12€

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