- La perte de poids dans deux essais était liée à des mesures IRM montrant des cerveaux légèrement plus jeunes.
- Les améliorations de la résistance à l’insuline et de l’inflammation correspondent à des scores d’âge cérébral plus sains.
- Certains participants ont également montré de légers gains en termes d’attention et de vitesse de traitement.
Selon deux nouvelles études, lorsque les personnes obèses ont perdu du poids grâce à un programme de perte de poids supervisé, leur cerveau a commencé à paraître un peu « plus jeune » à l'IRM.
L’obésité et le diabète de type 2 ont tous deux été associés à un vieillissement cérébral plus rapide et à un risque plus élevé de problèmes de mémoire et de réflexion. Une étude récente a révélé que les problèmes métaboliques, même en cas de prédiabète, peuvent accélérer les changements cérébraux liés à l'âge.
Mais les scientifiques ne savent toujours pas grand-chose sur le lien entre l’inflammation métabolique et la résistance à l’insuline et « l’âge cérébral », une estimation basée sur l’IRM de la santé globale du cerveau. Seules quelques études ont testé si l’amélioration des marqueurs métaboliques de l’inflammation lors d’une perte de poids améliorait également les scores d’âge cérébral ou la fonction cognitive.
Pour mieux comprendre comment ces changements métaboliques pourraient apparaître dans le cerveau, les chercheurs ont examiné deux essais de perte de poids qui ont suivi les participants au fil du temps à l'aide d'IRM, de marqueurs sanguins et de tests cognitifs.
Comment cette étude a-t-elle été menée ?
Les chercheurs ont examiné deux petits essais de perte de poids réalisés en Allemagne. L'un a suivi 53 femmes ménopausées pendant quatre mois et l'autre a suivi 30 adultes pendant plus de trois ans. Tous les participants ont suivi des programmes de perte de poids spécifiques pendant la phase de perte de poids.
Les participants ont subi des IRM répétées tout au long de l'étude pour estimer l'âge du cerveau et ont donné des échantillons de sang pour mesurer la résistance à l'insuline, la leptine et d'autres marqueurs de l'inflammation métabolique. Dans l’essai le plus court, les participants ont également effectué des tests cognitifs, notamment une tâche mesurant l’attention et la vitesse de traitement.
En comparant les changements de poids, les marqueurs métaboliques et les résultats d’IRM au fil du temps, l’équipe d’étude a évalué si les améliorations de la santé métabolique correspondaient à un cerveau d’apparence plus saine.
Qu’a révélé cette étude ?
Dans les deux essais, la perte de poids était liée à un cerveau d’apparence plus jeune sur les IRM. Les scores d'âge cérébral des participants se sont améliorés en quelques mois et ont continué à s'améliorer au cours d'un suivi plus long.
Ces changements cérébraux étaient liés à une meilleure santé métabolique. À mesure que la résistance à l’insuline, la leptine et d’autres marqueurs de l’inflammation diminuaient, les scores liés à l’âge cérébral avaient également tendance à s’améliorer.
Dans l’essai le plus court, les participants qui ont montré des améliorations plus importantes de leur score d’âge cérébral ont également obtenu des résultats légèrement plus rapides aux tests cognitifs.
Comment cela s’applique-t-il à la vraie vie ?
Les études étaient limitées et la mesure de l'âge cérébral par IRM est encore un outil émergent. Les résultats ne doivent donc pas être considérés comme une preuve que la perte de poids améliore directement la fonction cérébrale. Ce qu’ils montrent est une tendance : les personnes dont la santé métabolique s’est améliorée ont tendance à avoir un cerveau d’apparence plus saine.
Étant donné que l’on sait que la résistance à l’insuline et l’inflammation chronique affectent le cerveau, la prise en compte de ces facteurs par des changements de mode de vie ou des soins médicaux peut contribuer à soutenir la santé cognitive au fil du temps. Des études plus vastes sont néanmoins nécessaires pour montrer à quel point ce lien est fort et qui pourrait en bénéficier le plus.
Notre avis d'expert
Une nouvelle étude suggère qu’atteindre un poids santé pourrait réduire l’âge du cerveau et améliorer la santé métabolique. Ces résultats sont intéressants, mais des études supplémentaires sont nécessaires. L'âge cérébral est une mesure de recherche, pas une mesure clinique, et il ne peut pas prédire comment une personne pensera ou se sentira au quotidien. L’étude offre un point de départ pour comprendre comment le cerveau peut suivre les autres systèmes du corps à mesure que la santé évolue.
