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« À table ! » : ou comment gérer la cuisine familiale au quotidien !

Par @haut_les_nains

Avant de prononcer cette phrase avec toute l’énergie de Valérie Bonneton dans « fais pas ci, fais pas ça », il s’est passé toute une épopée qui mérite d’être ici développée. Car l’organisation et la préparation des repas, pour la mère de famille que tu es, peut vite devenir ce qu’est le moustique à la belle soirée d’été: l’enfer. Les premiers temps, proposer un repas équilibré à ta progéniture était chose aisée : il consistait à lui donner du lait. Mais très vite, le pédiatre t’a parlé diversification alimentaire. C’est là que t’est véritablement apparu le concept de « bouche à nourrir », et que tu t’es rendu compte que tu n’allais pas pouvoir faire avec le contenu habituel de ton réfrigérateur (un pack de bières).

Comme ça a l’air toujours plus simple chez les autres (ou tout du moins, sur leur joli feed Instagram), tu as demandé conseil.

En commençant par ta mère.

Des milliers de repas à son actif. Dans tes souvenirs, tu as toujours mangé à ta faim, et même que c’était équilibré. Son secret ? Une liste de repas épinglée sur le frigo. D’où émane une liste de courses pour concocter lesdits repas. L’idée te convenait assez, mais très vite, la galère des repas s’est transformée en galère de la trouvaille des repas. Il fallait faire deux listes et pendant ce temps-là, celle des choses à faire, elle, ne cessait d’augmenter.

Tu t’es tournée vers ta meilleure amie.

Quatre enfants en sept ans et une organisation millimétrée. Une liste de courses préenregistrée sur son ordinateur. Un Drive récupéré toutes les semaines à la même heure. Respect et considération. Tu as dû l’admettre : faire tes courses sur un écran, ce n’était pas ton truc. Non pas que les néons blafards du supermarché te manquaient, mais à force de te tromper entre les 6 bouteilles de lait et les 6 packs, tu avais de quoi faire pour les dix prochaines années.

C’est alors que tu as pensé à ta jeune collègue.

Le contenu de son tupperware avait toujours l’air appétissant. Une discussion pendant la pause méridienne plus tard, tu avais ta solution. Ta collègue se faisait livrer, tout simplement. Pas de liste, pas de préparation. Une semaine de Deliveroo plus tard, tu t’es rendu à l’évidence : non seulement le livret A que tu avais ouvert pour tes enfants n’avait aucune chance de recevoir un centime, mais l’alternance kebab/pizza ne recouvrait que moyennement leurs besoins en vitamines.

Puis, ta sœur t’a parlé de son dernier achat en date.

Son livre de batch cooking. Deux heures pour préparer les repas de toute la semaine, la promesse était de taille. Ton optimisme en a pris un coup quand tu t’es aperçue que l’ingrédient principal décliné dans quatre repas sur sept était la lentille, abhorrée par ta progéniture.

C'est le moment où ton amie écolo t'a parlé de son panier bio.

Reçu chaque semaine, plein de fruits et légumes respectueux de l’environnement, quoi de mieux pour nourrir la prunelle de tes yeux? C’est quand les topinambours et les céleris raves sont arrivés que tu as déchanté. Non seulement tu n’avais aucune idée de comment les cuisiner, mais en plus, tu devais te fader d’une visite chez le boucher, le boulanger et tutti quanti pour compléter.

Alors que tu étais à deux doigts de rendre ton tablier (au sens propre comme au figuré), tu t'es rendu compte que tu avais la solution, là, juste sous tes yeux : ton mari.

Incroyable mais vrai, un homme, en 2020, pouvait cuisiner. « Coquillettes ? », a-t-il lancé. En deux secondes, il t’avait rappelé les ingrédients nécessaires à la croissance de tes enfants : lâcher-prise et simplicité.

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