Ongles pâles ou cassants : ce signe des mains qui alerte sur un cholestérol trop élevé
À première vue, nos mains nous servent à applaudir la victoire du PSG en Ligue des Champions ou à brandir une fourchette devant un plat de frites surgelées (analyse en cours, d’ailleurs). Mais elles peuvent aussi devenir les messagères discrètes de notre santé intérieure. Plus précisément, des ongles pâles, cassants ou qui poussent difficilement pourraient annoncer un taux de cholestérol trop élevé… et non, ce n’est pas le scénario d’un film d’horreur, mais une réelle piste médicale évoquée par des spécialistes.
L’hypercholestérolémie, l’ennemie silencieuse : attention aux signes qui n’en sont pas
Le Dr Monika Wassermann, citée dans les colonnes de l’Express, le dit franchement : « L’hypercholestérolémie attaque en silence, ce qui rend difficile la perception des symptômes. » En d’autres mots, pas de klaxon ou de feu de détresse lorsque le taux de cholestérol-LDL, le fameux « mauvais cholestérol », grimpe dans nos veines. Cette maladie évolue lentement, parfois sur des années, sans que la personne concernée ne s’en doute. Et c’est souvent lorsque des complications plus graves pointent le bout de leur nez que l’alerte est donnée. Bref, ce n’est pas en guettant une queue de serpent dans sa boîte aux lettres que l’on s’aperçoit du danger (heureusement !), c’est dans la discrétion la plus totale.
L’hypercholestérolémie se manifeste avant tout par une concentration excessive de cholestérol-LDL dans le sang. Cela représente un facteur de risque majeur pour l’athérosclérose, autrement dit la formation de plaques d’athérome, qui sont directement impliquées dans le déclenchement de maladies cardiovasculaires. En France, près de 20 % des adultes ont un taux de LDL supérieur à 1,6 g/l d’après Santé Publique France : c’est considéré anormal, sauf en cas de facteurs de risque associés comme le diabète, le tabac, le surpoids, l’obésité ou encore des antécédents familiaux.
Regarder ses ongles : un outil de diagnostic ?
Mais comment repérer les prémices de ce trouble avant qu’il ne se transforme en problème costaud ? Selon le Dr Wassermann, l’un des indices à ne pas négliger… se cache au bout de vos doigts.
« Un taux de cholestérol élevé provoque la formation de plaques dans vos vaisseaux sanguins. Celles-ci affectent la circulation sanguine, entraînant des ongles pâles », explique-t-elle. Le National Health Service, du Royaume-Uni, indique également que des ongles cassants et une croissance lente de ces derniers pourraient être, eux aussi, associés à un excès de cholestérol.
- Ongles pâles
- Ongles cassants
- Ongles qui poussent lentement
Trois petits détails anodins mais qui, réunis, peuvent lancer l’alerte. D’autant qu’on y fait rarement attention tant que le vernis est impeccable ou que la coupe est fraîche.
Bilan lipidique : le verdict tombe… à l’aiguille
Si ces signes vous paraissent familiers, inutile de courir acheter tous les produits fortifiants de la pharmacie. La marche à suivre est claire : une simple prise de sang accompagnée d’un bilan lipidique est la meilleure façon de valider ou non l’hypothèse d’un excès de cholestérol.
Quand faut-il passer ce test ? En l’absence de facteur de risque cardiovasculaire, le bilan est recommandé à partir de 50 ans chez l’homme et 60 ans chez la femme. Petite précision : pour les femmes utilisant une contraception hormonale, la vigilance s’impose également à ce chapitre.
En résumé : vos mains, ces stars discrètes du quotidien, méritent bien plus d’attention qu’un simple crémage parfumé. Elles pourraient bien souffler à votre oreille des informations essentielles pour votre santé cardiovasculaire.
Conseil final : Si vous notez chez vous des ongles inhabituels – pâles, cassants, poussant plus lentement –, ce n’est peut-être pas qu’une question esthétique. Mieux vaut en parler à votre médecin. Un petit regard attentif sur vos mains pourrait vous éviter bien des misères (et peut-être vous permettre d’applaudir encore plus longtemps vos sportifs préférés !).
