Principaux enseignements
- Une nouvelle étude a mis en évidence les bienfaits de la consommation quotidienne d’une tasse et demie de myrtilles chez les personnes âgées.
- Le groupe des myrtilles présentait un taux de cholestérol plus bas et d’autres biomarqueurs bénéfiques.
- Les consommateurs de myrtilles présentaient également des niveaux plus élevés de bactéries intestinales qui aident à digérer les antioxydants.
De nombreuses personnes savent déjà que la consommation de myrtilles et d’autres aliments riches en antioxydants est un moyen simple et efficace de soutenir différents aspects de notre santé. Les myrtilles sont riches en polyphénols, en particulier en anthocyanes, qui non seulement leur donnent une couleur éclatante, mais contribuent également à la santé cardiaque en réduisant le stress oxydatif et l’inflammation. Ces composés améliorent le fonctionnement des vaisseaux sanguins, aident à équilibrer le taux de cholestérol et réduisent les risques liés aux maladies cardiaques et métaboliques. En outre, le microbiome intestinal, qui joue un rôle crucial dans la santé globale, peut être influencé positivement par les polyphénols contenus dans les myrtilles.
Compte tenu du nombre de personnes âgées confrontées à divers problèmes de santé, il est particulièrement important de trouver des moyens simples et non invasifs d’améliorer leur état de santé. Selon les chercheurs, l’incorporation de myrtilles dans leur régime alimentaire est une approche prometteuse pour une meilleure santé.
Une nouvelle étude publiée dans Nutriments a étudié comment le simple fait d’ajouter de la poudre de myrtille à l’alimentation peut avoir un impact sur les bactéries intestinales et les marqueurs sanguins liés à la santé cardiaque chez les personnes âgées en surpoids ou obèses. Avoir une meilleure idée de ce qui peut se passer lorsque les personnes âgées mangent simplement plus de myrtilles peut aider à découvrir de nouvelles stratégies pour améliorer la santé intestinale et réduire le risque de problèmes cardiaques avec peu d’efforts.
Comment l’étude a-t-elle été menée ?
Cette étude, appelée The Blueberry Enhances Activity and Cognition Through Increased Vascular Efficiency (BEACTIVE), était un essai de recherche de 12 semaines visant à déterminer comment la consommation de myrtilles et l’exercice physique pouvaient être bénéfiques pour l’activité physique et la santé cérébrale des personnes âgées. L’étude a porté sur des hommes et des femmes de plus de 60 ans qui n’étaient pas très actifs et dont le poids se situait entre le surpoids et l’obésité modérée. Les participants devaient également avoir un rythme cardiaque normal et une tension artérielle inférieure à 140/90 mmHg. Les personnes souffrant de certains problèmes de santé, d’infections récentes ou prenant des médicaments spécifiques n’ont pas été incluses dans l’étude.
Au total, 55 participants ont été sélectionnés et répartis au hasard en deux groupes. Un groupe a consommé deux fois par jour une boisson à base de poudre de myrtille, tandis que l’autre groupe a consommé une boisson placebo similaire. Les deux groupes ont également suivi un programme d’exercices. À la fin de l’étude, 48 participants avaient terminé le programme. La quantité de poudre de myrtilles consommée correspondait à environ 1 1/2 tasse de myrtilles par jour, divisée en deux portions de ¾ de tasse consommées pendant les repas.
Au début de l’étude, les régimes alimentaires des participants ont été analysés pour comprendre leur nutrition et leur consommation de baies à l’aide d’outils en ligne et de questionnaires. Pour bien comprendre le fonctionnement du traitement, les participants ont suivi une période d’élimination de deux semaines avant le début de l’étude, au cours de laquelle ils ont évité de manger des baies, des raisins, des cerises et d’autres aliments riches en nutriments spécifiques présents dans les baies. Chaque participant a également porté un tracker de fitness pendant une semaine pour mesurer ses pas quotidiens, et il a progressivement augmenté son nombre de pas tout au long de l’étude, s’efforçant ainsi d’être plus actif.
Des indicateurs de santé clés, tels que le fonctionnement du cœur et des vaisseaux sanguins et la pression artérielle, ont été mesurés au début et à la fin de l’étude. Les chercheurs ont également suivi l’activité physique et examiné les régimes alimentaires tous les mois. En outre, des échantillons de sang et de selles ont été prélevés au début et à la fin de l’étude afin d’analyser les bactéries intestinales et d’autres facteurs liés à la santé.
Quels sont les résultats de l’étude ?
En examinant le cholestérol, les graisses et d’autres composés importants dans le sang après 12 semaines, les chercheurs ont constaté que les personnes prenant la poudre placebo présentaient une baisse significative du cholestérol total, du cholestérol LDL (appelé « mauvais » cholestérol) et du cholestérol non-HDL. Les marqueurs du nombre et de la taille des particules LDL et d’une protéine liée au cholestérol, l’ApoB, ont également diminué de manière significative. En revanche, les personnes prenant de la poudre de myrtilles présentaient des taux plus faibles de particules HDL totales (le « bon » cholestérol) et d’une protéine, l’ApoA-I, liée au HDL. En d’autres termes, ces personnes ont obtenu des résultats positifs en ce qui concerne leur santé cardiaque.
En comparant les deux groupes, d’autres différences ont été observées. Le groupe ayant consommé de la poudre de myrtilles a constaté des changements dans le nombre et la taille des particules de cholestérol, notamment des particules de cholestérol LDL plus petites à jeun et des taux plus faibles de « mauvais » cholestérol LDL et d’autres marqueurs après les repas, ce que l’on appelle l’état postprandial.
Dans l’ensemble, cette étude montre comment des ajouts tels que la poudre de myrtille peuvent avoir un impact sur le cholestérol et les marqueurs sanguins connexes de manière différente par rapport à un placebo.
L’étude a également révélé que chez les sujets de l’étude, un régime alimentaire comprenant des myrtilles en poudre entraînait une augmentation d’un type spécifique de bactéries intestinales appelées Coriobacteriales incertae sedis. Cette augmentation n’a pas été observée chez les personnes qui n’ont pas consommé la poudre de myrtilles. Ces bactéries sont connues pour aider à décomposer et à absorber les composés bénéfiques des myrtilles, ce qui suggère que l’organisme s’adapte pour mieux digérer les nutriments des myrtilles lorsqu’elles font partie intégrante du régime alimentaire, selon les auteurs de l’étude.
Cette étude présente quelques limites importantes à prendre en compte. L’une d’entre elles est la petite taille des groupes qui disposaient à la fois de données sur le microbiome intestinal et d’une analyse avancée des biomarqueurs sanguins. La petite taille de l’échantillon limite la possibilité de généraliser les résultats à une population plus large.
Les auteurs notent également que si les groupes placebo et traitement étaient bien assortis en termes d’âge, de sexe, de race et d’IMC, ils ont remarqué que le groupe placebo présentait des réponses différentes, ce qui pourrait être dû au fait que les participants ont modifié leur comportement parce qu’ils savaient qu’ils faisaient partie d’une étude sur la santé. Cela pourrait expliquer certains des effets positifs observés dans le groupe placebo.
Il convient également de noter que cette étude a été financée par le U.S. Highbush Blueberry Council.
Comment cela s’applique-t-il à la vie réelle ?
Pour ceux d’entre nous qui cherchent des moyens de favoriser la santé de leur cœur, l’ajout de bleuets est un moyen simple et délicieux de commencer. Qu’il s’agisse d’ajouter une poignée de bleuets frais ou congelés à une boisson fouettée matinale, de les saupoudrer sur des flocons d’avoine ou de les déguster comme collation à midi, ces petites baies sont très efficaces pour favoriser la santé du cœur et de l’intestin. Sachant qu’un échange aussi facile peut offrir des avantages mesurables, en particulier pour les personnes âgées ou celles qui cherchent à gérer leur cholestérol ou à améliorer la composition de leur microbiote intestinal, l’incorporation des myrtilles dans les habitudes quotidiennes est une évidence.
Ce qui est particulièrement encourageant dans cette étude, c’est qu’elle met l’accent sur l’accessibilité et l’effort minimal. Contrairement aux changements radicaux de mode de vie ou aux interventions invasives en matière de santé, manger plus de myrtilles est une pratique modulable qui peut s’intégrer à presque tous les régimes alimentaires. C’est aussi un excellent rappel du fait que de petits changements alimentaires cohérents peuvent avoir des effets bénéfiques significatifs sur la santé au fil du temps.
En bref
Une étude récente publiée dans Nutriments met en évidence les bienfaits impressionnants des myrtilles pour la santé, en particulier pour les personnes âgées qui souhaitent améliorer la santé de leur cœur et de leurs intestins. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour en comprendre toutes les implications, les données disponibles à ce jour montrent que les myrtilles sont un moyen simple, agréable et relativement accessible d’améliorer le bien-être général. Que vous cherchiez à gérer votre taux de cholestérol, à améliorer votre microbiote intestinal ou simplement à profiter d’un en-cas savoureux sans sucre ajouté, intégrer les myrtilles à votre régime alimentaire est un pas en avant vers une meilleure santé.
