La quête du bonheur : tous et toutes y pensent, rares sont ceux qui l’atteignent (ou qui l’admettent à voix haute !). S’il existait une formule magique, elle aurait sûrement déjà été brevetée. Mais… et si le bonheur se calculait, en partie, en euros ? Une récente étude menée à travers près d’une vingtaine de pays, dont la France, s’est penchée sur la question épineuse : jusqu’à quel point l’argent nous rend-il heureux ? Spoiler : il y a bien un montant idéal, ni plus ni moins.
Le bonheur : mille et une recettes… et une pincée d’argent ?
Le bonheur, cet insaisissable Graal, se nourrit de mille facteurs. Impossible de s’entendre sur une définition unique, car il est aussi subjectif qu’un débat sur la meilleure garniture de pizza. Au fil des ans, les penseurs ont tout passé au crible :
- Un entourage bienveillant
- Du temps libre pour s’épanouir personnellement
- Des traits de personnalité favorables au bien-être
- Et, évidemment… l’argent
Reste la fameuse rengaine : « L’argent ne fait pas le bonheur ! » Répétée à l’envi, elle a pourtant inspiré beaucoup d’esprits curieux à travers les siècles. Existe-t-il un lien réel entre la taille du portefeuille et la largeur du sourire ?
Argent et bonheur : un duo pas si improbable
L’époque actuelle a multiplié les études toutes plus sérieuses les unes que les autres, tentant de décortiquer l’impact réel de la richesse sur le sentiment de bien-être. Et – surprise ou pas – il existe bien une corrélation notable entre l’argent et la sensation d’être heureux ! Ce n’est pas tout : une récente enquête pilotée par Raisin UK (et relayée par la presse féminine, toujours au taquet sur ces questions existentielles) a voulu aller plus loin. Objectif : chiffrer le niveau de revenus qui propulse les individus dans la stratosphère du bonheur.
Le chiffre magique : 70 000 euros par an
L’enquête en question a été menée dans une vingtaine de pays européens, dont la France, le Luxembourg, la Suède ou encore l’Italie. Résultat pour le bonheur version 2024 ? 70 000 euros par an, soit environ 5 800 euros nets par mois. Pas un centime de plus, pas un de moins, pour atteindre le « sweet spot » du bien-être financier. Jusque-là, tout va bien. Mais, car il y a un mais, atteindre ou dépasser ce seuil ne garantit pas forcément une vie de rêve…
- Au-delà de 70 000 à 75 000 euros par an, plusieurs études relèvent une tendance à la morosité.
- En cause ? Des emplois trop stressants, chronophages, bref, tellement accaparants que le temps et la sérénité manquent à l’appel.
Moralité : l’argent peut participer au bonheur, mais l’excès généré par des métiers trop prenants fait vite pencher la balance du côté obscur. Les billets oui, les ulcères non !
L’argent, un moyen et non une fin : le vrai moteur du bien-être
Qu’on se le dise, ce n’est pas le chiffre en lui-même qui apporte la félicité, mais ce qu’il permet d’atteindre. Dans nos sociétés où tout, ou presque, se monnaye, l’argent donne accès à deux piliers essentiels du bonheur selon l’auteur Rainer Zitelmann :
- L’indépendance et la liberté : disposer des moyens de vivre à sa façon, sans contraintes imposées par la précarité.
- La santé : profiter pleinement de la vie, parce qu’on peut se permettre de prévenir plutôt que de guérir.
Goethe, philosophe allemand, résumait cela magistralement (et un brin sévèrement) : « Être en bonne santé sans être riche, c’est être à demi malade. » Même dans des pays à la couverture sociale enviée, la santé reste source de coûts – on évite donc de tomber à court de monnaie sous peine de courir à demi, ou de boiter face à la vie.
Quant à la liberté, rappelons-le, elle ne tombe pas du ciel : il faudrait vivre dans un monde où l’argent ne compte pas pour qu’elle devienne vraiment gratuite. Signe révélateur, jusqu’à la liberté retrouvée (littéralement) d’un détenu dépend d’une caution…
En conclusion : L’argent ne fait pas tout mais il donne accès à de nombreuses clés du bonheur moderne : indépendance, santé, qualité de vie. 70 000 euros par an, c’est le « juste milieu » dégagé par une large étude internationale, celui où argent rime encore avec plaisir avant de se transformer en stress. Pas de quoi bouleverser le monde, mais de quoi rappeler que le bonheur, s’il ne s’achète pas, a quand même un coût de base à ne pas négliger. À méditer… avant de chercher à doubler la mise !
