Cocottes & vous

Merci, (les) papa(s).

Le nouveau billet d'humeur de Caroline alias Haut_les_nains, qui le jour de la fête des pères a eu envie de faire une chouette déclaration au sien !

Par @haut_les_nains

Fête des pères - Cocottes Magazine
Fête des pères - Cocottes Magazine

Nous sommes dimanche de la fête des pères quand je rédige ce billet. Je passe le week-end avec une amie, un de ceux qu’on apprécie d’autant plus quand on est maman, de par leur rareté.

Je suis donc loin de mes enfants, et par extension de leur père, réquisitionné pour l’occasion. Je vois passer des dizaines de photos de papas entourés de leur progéniture sur Instagram, souvent postées par leur dulcinée qui ne tarit pas d’éloges à leur sujet. Je les regarde avec un œil mi-interrogateur, mi-ému.

Leur tendre époux avait-il fait de même quelques semaines auparavant, le jour de la fête des mères, avec un cliché de leur épouse? Avais-je loupé quelque chose, moi qui n’avais pas été là pour voir mes enfants donner le cadeau qu’ils avaient préparé avec amour à leur père ?

Et tandis que je me pose une fois de plus mille et une questions, je reçois une réponse à mon message de ce matin. Celui où j'avais écrit « bonne fête ». Un message de mon père.

Mon père ne m’envoie pas souvent de messages. Il ne m’appelle pas souvent non plus. S’il le fait, c’est en cas de nécessité : pour me dire qu’il amènera l’enduit pour reboucher, ou la colle à bois, pour réparer. Mon père ne parle et n’écris pas beaucoup, si les mots ne sont pas destinés à avoir une quelconque utilité.

Mais mon père m’amène du miel quand il me rend visite, parce qu’il sait que je l’aime cristallisé.

Il remonte la selle du vélo de ma fille, elle est bien trop basse, il l’a remarqué.

Il achète des sacs d’aspirateur, le mien est plein et je n’en ai plus d’avance, dans le cellier.

Il demande des conseils à son copain qui s’y connait en informatique pour mon ordinateur qui rame, quel damné.

Il emmène mon fils au tennis le mercredi, quand il voit que je suis débordée, ou juste fatiguée.

Mon père préfère les petits gestes aux grandes déclarations.

Pourtant, nul doute qu’il sera sensible à la mienne, écrite un dimanche de fête des pères, celui-là même où le père de mes enfants m’a permis de souffler.

Alors, pour tout ça, merci, (les) papa(s).

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