Cocottes & vous

Interview “maman célèbre” d’Agathe Lecaron, présentatrice des Maternelles

Par Johanne

Agathe LECARON ©Nathalie GUYON

Cette interview réalisée par Céline Fion est parue dans Cocottes Magazine #3 (janvier/février 2021)

So maternelles

Quatre matinées par semaine, Agathe Lecaron est cette bouée de déculpabilisation pour parents en construction dans La Maison des Maternelles (France 4). Elle nous conte également des histoires d’amour dans le podcast EX… et habille nos bambins avec style, mais sans benzène grâce à sa marque Ronron. Elle est aussi la maman de Gaspard (6 ans) et Félix (4 ans) et a pris le temps de nous parler de la vie en famille tout en vantant les qualités de sa nounou d’enfer, relais éducatif indispensable pour cumuler projets pro et temps de qualité avec ses fils.

Céline Fion

Que mettez-vous au cœur de l’éducation de vos fils ?

Le plus important pour moi c’est d’avoir une parole libérée. Autour de cela j’essaie de mettre un peu de joie, quelques belles valeurs et un cadre assez strict tout en étant très proche d’eux. Est-ce que je vais y arriver ? C’est une autre question…

Sur quoi êtes-vous stricte ?

Participer aux tâches ménagères, la façon dont on parle, les caprices… Mais ça dépend de l’âge. On n’est pas le même parent d’un enfant de 4 ans ou 7 ans. Ça évolue aussi en fonction de ce que je vis, mes réflexions. C’est une matière en mouvement et les enfants aussi nourrissent l’éducation.

Il paraît que votre meilleur ami vous trouve moins drôle depuis que vous êtes maman, et que c’est une bonne nouvelle…

© Nathalie GUYON/ FTV

Je pense que le fait d’être l’amuseur public en permanence dit beaucoup de ses manques. Parfois je faisais marrer une tablée et je rentrais épuisée. Quand j’ai eu mes enfants, ça a comblé ces vacuités, je n’avais plus besoin de faire mon cinéma ; c’est en cela que la maternité m’a comblée.

Vous avez donné naissance à votre premier enfant à 40 ans. Choix ou pression pro ?

Ce serait injuste de dire qu’un jour quelqu’un m’a dit clairement que ça serait un problème dans mon job que j’aie un enfant, c’est moi qui me suis mis cette pression. J’avais l’impression que quitter l’antenne six mois, quand on n’est pas une star, c’était l’assurance de ne pas y revenir. J’avais l’obsession d’arriver à faire ce métier, le pérenniser. C’était un truc de petite fille très fort. C’était ma priorité, mais au bout d’un moment, je me suis demandé ce que ça m’apportait vraiment. Si c’était à refaire, je ferais mes enfants dix ans avant… Mais en étant la même personne que dix ans plus tard et avec le même mari.

Vous avez pris les commandes des Maternelles peu après la naissance de Félix, n’aviez-vous pas sans cesse l’impression d’avoir « mal fait », face à tous ces experts ?

Au début j’avais ce syndrome-là. Je me suis d’ailleurs demandé si au fond ce n’était pas « confusant » pour les téléspectateurs que le lundi on nous dise de punir les enfants et le mardi de ne surtout pas le faire, mais je pense que l’intérêt du regard de grands experts c’est de pouvoir choisir en fonction de sa propre sensibilité, ce qu’on va appliquer ou non. Moi aussi, je fais mon marché dans ce qu’ils racontent. Pour ce qui est de la culpabilité, la peur de mal faire, on la prend pour perpète quand on est parent !

On vous demande souvent des conseils sur l’éducation ?

Tout le temps! Et pas que sur l’éducation. Je suis à la fois sage-femme, puéricultrice, psy (rires). C’est très flatteur et j’essaie de répondre à tout le monde, mais en faisant très attention à ne pas répondre aux questions médicales, etc.

© Delphine Ghosarossian / FTV

La Maison des Maternelles grandit un peu avec vos fils…

Oui, on a désormais La Maison des parents pour les 6-18 ans. Les problématiques autour des fameux premiers 1000 jours d’un enfant sont propres à cette période-là : on s’adresse à une population paumée qui découvre un truc énorme. Il faut donc garder Les Maternelles mais aussi faire une autre émission pour parents aguerris qui sont aussi démunis face à des problèmes souvent plus lourds (les addictions, l’anorexie, les problèmes de genre,…).

QUESTIONS EXPRESS

Une résolution de nouvelle année : C’est toujours la même, je voudrais être plus disponible pour mes enfants. Pas forcément en temps, mais être totalement avec eux et pas à douze endroits dans ma tête.

Le cadeau de naissance parfait : Une nuit durant laquelle on s’occupe du bébé! Ma mère avait fait ça pour moi.

Le meilleur moment en famille : Le retour de promenade, quand on rentre et qu’on se fait un feu de cheminée avec un jeu de société tous les quatre.

Le livre indispensable : Bébé, dis-moi qui tu es : petit traité d’antipuériculture de Philippe Gransenne qui vous pousse à aller chercher ce que vous sentez au plus profond de vous et rappelle que la personne qui connaît le mieux votre bébé, c’est vous.

Le podcast qui fait du bien : Sur la maternité je dirais Bliss-Stories et Sage-Meuf. Pour se déculpabiliser, rien de mieux qu’Anna Roy : il faut se le biberonner.

Quelques bonnes adresses : Je vous renvoie au blog de ma copine, mytraveldreams.fr, qui donne tous les endroits les plus kids friendly, que l’on aime, barouder ou pas. C’est ma bible.

Découvrez sa marque de vêtement pour enfant sur ronronparis.com. Une marque éthique et pratique pour tous les parents

Inscrivez-vous à la newsletter

guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments