Cocottes & vous

Et demain ?

Par Le Crayon baladeur

Notre avenir leur appartient, à ces jeunes gens entre 20 et 25 ans. Ce sont donc eux qui nous ont donné leur point de vue sur la continuation de l’espèce, dans cette étude sociologique très ciblée et peu représentative. Les questions étaient simples, les réponses le sont moins. Sur la vingtaine de personnes interrogées une disparité claire est tout abord à souligner : les filles et les garçons.

Très peu des jeunes femmes que j’ai eu l’occasion d’interroger sur leur volonté de devenir mère ont été obligées de réfléchir avant de me donner leur réponse. La question, elles se l’étaient déjà posées. Ou non d’ailleurs, tant la réponse venait vite ou « était vite répondue ». Oui, elles auraient des enfants ! Le nombre variait, moins que l’âge, si possible avant 30 ans.

Voici ce que m’ont dit Victoria, Coralie, Agathe ou encore Justine. Jeanne et Emma m’ont avoué en souhaiter deux, au mieux, Samira un seul, ou alors des jumeaux. La question du sexe de l’enfant a très peu été évoquée, viendra ce qui viendra. Cette volonté de devenir mère ne dépendrait pas de leur situation sociale ou maritale. Raisonnement en forte divergence avec leurs congénères de l’autre sexe.

Pour ces messieurs, j’eus droit à un temps de réflexion avant la réponse « oui pourquoi pas ? » ; « plutôt non, enfin ça dépendra de ma copine ». L’âge de procréation était également éloigné. Pour Matthis, 38 ans lui paraissaient être le moment le plus judicieux, Lucas considérait l’âge du Christ comme le plus propice. Mais tout de même, ils avaient du mal à s’envisager sans enfant. Pour Tristan en revanche, tout dépendra de la personne qui partagerait sa vie, lui ne voulait pas se mouiller.

De deux garçons vinrent aussi une réponse bien de notre temps. En effet, Quentin et Arthur ne pouvaient envisager faire un enfant dans un tel monde, où le climat actuel et la viabilité de la planète pour les humains semblent se dégrader. « On est déjà trop nombreux et je ne voudrais pas contribuer au problème. Les enfants sont la pire cause de pollution par leur emprunte carbone ». Pour Arthur, ce n’est pas véritablement un problème de ne pas avoir d’enfant, mais Quentin, pour y remédier, pense à l’adoption. Encore une fois, si Madame en présente un jour le désir.

Malgré le manque de représentativité du panel interviewé, les conclusions que nous pouvons en tirer semblent assez justes. Il existe une véritable altérité de genre concernant la volonté de devenir parent. Sans cliché sexiste aucun, nous pouvons affirmer que le désir d’enfant est plus fort chez la femme, quant à l’homme il attendra l’avis et la volonté du conjoint.

Enfin, le lien fait entre la protection de l’environnement et la volonté de ne pas faire d’enfant est une réponse que nous n’aurions pas eue, du moins pas en proportion si grande, il y a quelques années. Il y a fort à parier que cette conception de la parentalité écologique prenne encore plus de place dans le futur.

De nombreux mouvement plaident pour ce genre de considération. Des plus nuancées aux plus extrêmes, quelques associations vont jusqu’à promouvoir l’extinction de l’espèce humaine par l’absence de reproduction. Un vrai souffle d’optimisme.

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