Le coin des Marmots

Déculpabilisons : l’éducation positive !

Par Aurélie

Déculpabilisons éducation positive - Cocottes Magazine
Déculpabilisons éducation positive - Cocottes Magazine

Cet article est paru dans Cocottes Magazine #3 (janvier/février 2021). 

Je ne sais pas pour vous, mais chez moi l’éducation positive, c’est un peu comme le sport. Je sais que c’est bon pour moi, mais je n’y arrive pas toujours. Parce qu’il y a la vraie vie, celle qui me laisse peu de temps, celle où j’ai la flemme, celle qui donne envie de se vautrer dans le canapé en regardant Dirty Dancing pour la 6743e fois. Pour l’éducation positive, c’est pareil. Je sais que ça peut apporter de bonnes choses à mon enfant, mais je n’y arrive pas toujours. Parce qu’il y a la vraie vie, celle qui me fait courir dans tous les sens (ça compte comme du sport d’ailleurs ?), celle où mon boulot me stresse, celle où mon môme me teste.

Alors bien sûr, c’est mieux d’encourager un enfant que de le punir, de lui enseigner le respect des règles plutôt que la contrainte ou le chantage. Mais moi, ce terme « éducation positive » qui surgit partout, tout le temps, ne fait que me rendre plus anxieuse et plus coupable. Parce que je le sais, je ne suis pas un exemple dans la positive attitude. On sait que la mère parfaite n’existe pas, pourtant cette méthode d’éducation nous oblige à essayer de l’être un peu quand même.

Bien sûr que, comme vous toutes, je rêve de vivre dans un climat serein exempt de cris et de crises. Mais il y a un hic : nous sommes des humains, pas des robots. Alors, il m’arrive de crier après une journée difficile, de faire du chantage pour obtenir obéissance, de punir quand je me sens démunie. Est-ce que j’en suis fière ? Non. Est-ce que c’est grave ? Je ne pense pas non plus. En tant que mère, la pression est déjà bien suffisante. A-t-on besoin d’en rajouter une couche en s’imposant des principes éducatifs qui ne nous sont pas naturels ? Je ne crois pas.

J’écoute mon enfant parce que je veux être là pour lui, et non parce que j’espère que ça l’aidera à communiquer plus tard. Je suis bienveillante parce que c’est une valeur que je souhaite lui inculquer, et non pour qu’il m’obéisse. Je ne le frappe pas parce je suis contre la violence, et non parce que je crains qu’il devienne une mauvaise personne. Je l’encourage, je le soutiens, je le console… pas parce qu’il le faut mais parce que je l’aime. Au final, n’est-ce pas là l’essentiel ?

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