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Comment réussir (et à survire à) l’anniversaire de son enfant avec les copains

Je me rappelle très bien du premier anniversaire auquel mon fils fut invité. Le copain en question fêtait ses 4 ans, la maman qui m'a ouvert la porte avait un bébé de quelques mois dans les bras et derrière moi, arrivait la moitié de la classe de petite section, accompagnée de leurs parents qui avaient le sourire aux lèvres, trop contents de déposer leur progéniture pour trois heures comme c'était écrit sur l'invitation.

Par @haut_les_nains

Cocottes Magazine -L'anniversaire de son enfant avec les copains

À 17h30, ponctuelle, je sonnais de nouveau à la porte. Comme prévu, le petit garçon avait passé un super après-midi. Sa mère, nettement moins, à en juger par sa coiffure échevelée, son air harassé et son empressement à me refiler mon enfant. « Le plus long de ma vie », me confia-t-elle dans un souffle. Quinze jours après, ça allait être au mien de souffler ses quatre bougies. Quand elle referma la porte, je me fis une promesse : tirer partie de son expérience désastreuse pour qu’elle ne devienne pas la mienne.

Voici donc quelques conseils pratiques, testés et approuvés, qui m’ont pour l’instant permis de faire en sorte que les fêtes d’anniversaire restent ce qu’elles devraient être : un moment de joie pour l’enfant … ET pour le parent.

1) Limiter le nombre d'invités.

Plus on est de fous, plus on a de cadeaux, mais c’est tout. Le truc de prendre l’âge de l’enfant pour déterminer le nombre d’invités à ne pas dépasser fonctionne assez bien. Exemple : 4 ans = 4 enfants. 4 enfants moins le sien, ça fait 3 invités, et ça sera déjà bien assez.

2) Ne pas hésiter à recruter.

Sans forcément faire appel à une agence qui vous envoie Micheline déguisée en reine des neiges, toute aide extérieure est la bienvenue. Ou même une aide intérieure, si cet enfant a été fait à deux. Si le père (au hasard) a un jour de congé à poser, c’est bien celui-là. S’il n’en a pas, on fait l’anniversaire le dimanche. C’est bien le dimanche. Si les grands-parents sont du genre efficaces, on les embauche bien volontiers. D’autant plus si on a d’autres enfants en bas âge à charge. Car on risque de bien mesurer le dernier mot de l’expression, charge, ce jour-là.

3) Prévoir des activités.

« Ils vont s’occuper tout seuls », clame le parent optimiste. Peut-être. Un temps. Pas longtemps. Alors, mieux vaut avoir quelques activités prêtes à être dégainées à certains moments clés et quand on sent que l’ambiance dégénère. Par exemple, à l’arrivée. Pour éviter qu’ils ne filent s’exciter dans les chambres, on sort des gommettes, des coloriages, des bracelets à fabriquer… En bref, quelque chose qui les canalise. Puis on mise sur des valeurs sûres, et qui ne nous prennent pas une semaine à organiser : la pinata, le parcours d’obstacles, les chaises musicales… succès assuré. Et on accepte que certains ne veulent pas participer.

4) Faire simple pour le goûter.

Parce que ce qu’ils retiendront, ce n’est pas le gâteau à trois étages que vous aurez mis trois heures à monter. Non, la chose qu’ils auront en tête pour le restant de leurs jours, ce sont les bonbons à volonté. Donc, on fait simple. On fait un gâteau facile à découper et pas trop salissant si on tient à ses canapés. Et on achète des boissons et des bonbons. Beaucoup de bonbons.

5) Discuter (vraiment) avec les autres parents.

Trop souvent, on est tenté de leur rendre vite leur enfant, soulagé d’en avoir fini avec cette éprouvante journée. Pourtant, l’anniversaire, c’est l’occasion de rencontrer les autres parents ailleurs que devant le portail de l’école où on est tous pressés. Alors, on propose les restes de gâteaux, on sort les bières, et on arbore son plus beau sourire, parce que, qui sait, parmi eux se cachent peut-être des gens agréables, avec qui on va sympathiser… et qui nous rendront bientôt la pareille, le samedi après-midi !

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